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Olivier Classique (Olea Europaea)
Je le veuxEn résumé
- Choisissez la bonne période de plantation : plantez votre olivier en automne dans les régions aux hivers doux et plutôt au printemps dans les régions plus froides, après les dernières fortes gelées.
- Privilégiez le soleil et un excellent drainage : l’olivier apprécie une exposition chaude et lumineuse, à l’abri des vents froids, et supporte surtout très mal les sols constamment humides.
- Soignez la plantation pour favoriser l’enracinement : préparez un trou large, positionnez le collet au niveau du sol, tuteurez si nécessaire et évitez les apports excessifs d’engrais au moment de la plantation.
- Arrosez correctement les premières années : privilégiez des arrosages copieux mais espacés et utilisez un paillage pour conserver l’humidité, particulièrement pendant les deux premiers étés.
- Protégez les jeunes oliviers du froid : en climat frais, utilisez un voile d’hivernage et un paillage lors des fortes gelées, tout en évitant les tailles sévères durant les premières années.
Planter un olivier en pleine terre est une excellente façon d’apporter une touche méditerranéenne au jardin, mais sa réussite dépend avant tout des conditions choisies dès le départ. Malgré sa réputation d’arbre robuste et résistant à la sécheresse, l’olivier reste très sensible à l’excès d’humidité et aux fortes gelées lorsqu’il est encore jeune. La période de plantation, l’exposition et surtout le drainage du sol jouent donc un rôle essentiel dans sa reprise.
Découvrez quand et comment planter votre olivier en pleine terre, ainsi que tous nos conseils pour favoriser son enracinement, le protéger durant ses premières années et l’accompagner vers une croissance vigoureuse.
Les conditions idéales pour planter un olivier
L’olivier (Olea europaea) est naturellement adapté aux climats chauds et secs, mais sa culture ne se limite pas au bassin méditerranéen. Il peut parfaitement pousser dans de nombreuses régions françaises si vous lui offrez suffisamment de soleil, un emplacement protégé et surtout un sol parfaitement drainé. La période de plantation et le choix de la variété devront également être adaptés à votre climat.
La meilleure période de plantation selon les régions
La période idéale dépend principalement de la rigueur de vos hivers. Dans les régions méditerranéennes et les secteurs où les gelées sont faibles, vous pouvez planter votre olivier en automne, entre octobre et novembre. Il profitera des pluies et d’une terre encore chaude pour commencer son enracinement avant l’été.
Dans les régions plus fraîches, privilégiez plutôt une plantation au printemps, généralement entre mars et mai, après les dernières fortes gelées. Votre arbre disposera ainsi de plusieurs mois pour développer ses racines avant son premier hiver.
Vous éviterez de planter :
- lorsque le sol est gelé ou détrempé ;
- juste avant une période de fortes gelées ;
- pendant une canicule ;
- lors d’une sécheresse importante.
Plus votre climat est froid, plus une plantation printanière permettra à l’olivier de développer un enracinement solide avant l’arrivée des températures négatives.
Le type de sol et l'exposition à privilégier
L’olivier recherche avant tout le plein soleil. Choisissez l’un des endroits les plus lumineux et chauds de votre jardin, idéalement protégé des vents froids dans les régions situées hors du bassin méditerranéen.
Concernant le sol, l’olivier est beaucoup moins exigeant sur sa fertilité que sur son drainage. Il accepte les terres pauvres, caillouteuses et calcaires, mais supporte mal une humidité permanente autour de ses racines.
Dans un terrain lourd ou argileux, vous devrez faciliter l’écoulement de l’eau. Travaillez une zone suffisamment large et, si nécessaire, installez votre olivier légèrement surélevé. Évitez de simplement remplir le trou de plantation avec du sable ou du gravier : dans une terre imperméable, vous pourriez créer une cuvette d'accumulation d'eau.
Un terrain drainant, associé à une exposition chaude, améliore également sa résistance au froid durant l’hiver.
Adapter le choix de la variété à son climat
Toutes les variétés d’oliviers appartiennent à la même espèce, mais leur comportement face au froid, à la sécheresse ou à l’humidité peut varier. Si vous habitez dans une région aux hivers doux, votre choix sera relativement large.
Dans les secteurs régulièrement exposés au gel, vous pourrez privilégier des variétés rustiques connues pour leur bonne tolérance au froid, comme ‘Aglandau’ ou ‘Cipressino’. La rusticité ne doit cependant jamais être considérée comme une température garantie.
La résistance réelle dépend notamment :
- de l’âge de l’olivier ;
- de son niveau d’enracinement ;
- de la durée du gel ;
- de l’humidité du terrain ;
- de l’exposition aux vents froids.
Un jeune arbre fraîchement planté sera toujours plus vulnérable qu’un sujet adulte bien établi. Vous devrez donc tenir compte du microclimat de votre jardin, notamment si votre terrain se trouve dans une cuvette où l’air froid s’accumule.
Les étapes clés pour réussir la plantation
Une bonne plantation conditionne largement la capacité de votre olivier à supporter ensuite la chaleur, le manque d’eau et les températures hivernales. L’objectif n’est pas de lui offrir une terre extrêmement riche, mais de favoriser une installation rapide de ses racines dans le sol naturel de votre jardin.
Préparer le trou et amender la terre si nécessaire
Creusez un trou environ deux à trois fois plus large que la motte. Il n’est généralement pas nécessaire de creuser beaucoup plus profondément que celle-ci. Les racines pourront ainsi coloniser facilement la terre environnante.
Ameublissez les parois du trou, surtout si votre terrain est compact. Si votre sol est pauvre, mélangez une quantité raisonnable de compost bien décomposé à la terre extraite. Inutile cependant de transformer le trou en poche de terreau très fertile : les racines doivent être encouragées à explorer le terrain environnant.
En terre argileuse, vous pourrez :
- élargir davantage la zone travaillée ;
- améliorer progressivement la structure du sol ;
- planter légèrement surélevé ;
- éviter les zones gorgées d’eau.
N’ajoutez pas d’engrais fortement dosé directement contre les racines. Au moment de la plantation, la priorité reste un bon enracinement, pas une croissance aérienne rapide.
Positionner et tuteurer l'olivier correctement
Avant de retirer le pot, humidifiez la motte si celle-ci est sèche. Sortez ensuite délicatement l’olivier de son contenant. Si les racines forment un chignon compact autour de la motte, démêlez-les légèrement sans les endommager excessivement.
Positionnez l’arbre en maintenant le collet au niveau du sol. Dans un terrain lourd, vous pourrez même le placer légèrement plus haut afin de réduire les risques d’accumulation d’eau autour du tronc.
Rebouchez progressivement avec la terre extraite puis tassez modérément afin d’éliminer les poches d’air.
Pour un olivier haut ou planté dans une zone venteuse, installez un tuteur solide. L’attache doit être suffisamment souple pour ne pas blesser l’écorce et permettre au tronc de bouger légèrement. Cette mobilité participe à son renforcement.
Vérifiez régulièrement l’attache et retirez le tuteur lorsque le système racinaire assure seul la stabilité de l’arbre.
Arroser et pailler après la plantation
Même si l’olivier est particulièrement résistant à la sécheresse une fois adulte, il a besoin d’eau pendant sa phase d’installation. Immédiatement après la plantation, effectuez un arrosage généreux afin de mettre la terre en contact avec les racines.
Par la suite, espacez les apports plutôt que d’arroser légèrement tous les jours. Vous encouragerez ainsi les racines à explorer progressivement les couches plus profondes du terrain.
Vous pouvez également installer un paillage autour du pied pour :
- ralentir l’évaporation ;
- limiter les adventices ;
- réduire les variations de température du sol ;
- conserver davantage d’humidité entre deux arrosages.
Laissez cependant quelques centimètres libres autour du tronc. Un paillage constamment humide contre l’écorce favorise les maladies du collet.
Un paillage bien installé est particulièrement utile pendant les deux premiers étés, lorsque l’arbre n’est pas encore totalement autonome.
Les soins à apporter après la plantation
Les premières années sont déterminantes pour obtenir un olivier robuste. Un arbre correctement accompagné pendant son installation développera des racines plus profondes et deviendra progressivement beaucoup plus autonome.
Vous devrez surtout surveiller son arrosage, sa protection contre le froid et son état général, sans chercher à accélérer artificiellement sa croissance.
La fréquence d'arrosage la première année
Il n’existe pas de fréquence d’arrosage universelle : elle dépend de la saison, de votre terrain, des précipitations et de la température. Vous devrez donc observer la terre plutôt que suivre un calendrier rigide.
Au printemps, arrosez lorsque le sol commence à sécher en profondeur. Pendant le premier été, augmentez votre vigilance lors des épisodes chauds et secs. Un jeune olivier ne possède pas encore les racines nécessaires pour rechercher l’eau profondément dans le terrain.
Vous privilégierez toujours des arrosages copieux et espacés plutôt que de petites quantités quotidiennes. Laissez la terre sécher entre deux apports.
À partir de l’automne, réduisez progressivement l’arrosage. Les précipitations deviennent généralement suffisantes et une humidité excessive durant l’hiver peut être plus dangereuse qu’un léger manque d’eau.
Cette première année doit permettre à l’arbre de développer progressivement son autonomie hydrique.
Protéger l'olivier du gel en climat plus frais
Un olivier bien établi supporte des températures négatives, mais les jeunes sujets sont nettement plus vulnérables, surtout durant les premières années. Les dégâts dépendent autant de l’intensité du froid que de sa durée, du vent et de l’humidité du terrain.
Dans une région aux hivers froids, choisissez un emplacement abrité, par exemple près d’un mur exposé au sud ou au sud-ouest.
Avant une forte gelée, vous pourrez :
- installer un voile d’hivernage autour de la ramure ;
- pailler davantage la zone racinaire ;
- protéger le jeune tronc ;
- éviter tout arrosage excessif avant une période froide.
Retirez ou aérez les protections lorsque les températures remontent afin d’éviter une humidité permanente autour du feuillage.
Un sol bien drainé reste votre meilleure protection : les racines d’un olivier supportent beaucoup moins bien l’association du froid et d’une terre détrempée.
Les premiers gestes de taille et d'entretien
Après la plantation, ne cherchez pas immédiatement à donner une forme parfaite à votre olivier. Durant les premières années, votre priorité doit être de favoriser son installation racinaire et le développement d’une charpente équilibrée.
Commencez simplement par retirer les branches mortes, cassées ou clairement mal orientées. Supprimez également les rejets au pied lorsqu’ils ne participent pas à la forme souhaitée.
Lorsque l’arbre est correctement installé, vous pourrez progressivement sélectionner les branches principales et éclaircir légèrement le centre de la ramure. Une taille modérée favorise la circulation de l’air et permet à la lumière de pénétrer dans l’arbre.
Évitez en revanche les tailles sévères sur un jeune olivier. Elles diminuent inutilement sa surface foliaire alors qu’il a besoin de ses feuilles pour produire l’énergie nécessaire à son enracinement.
Avec un emplacement ensoleillé, un drainage efficace et quelques soins pendant ses premières années, votre olivier développera progressivement une structure vigoureuse et demandera de moins en moins d’interventions.
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